photographie numérique.
photographie numérique.
Isis Lambert
arpenter les baisers
DEMANDE
Imaginer et mettre en place des formes de médiation à destination du public étudiant autour de l'exposition Sur tes lèvres.
PARTENAIRES ET BÉNÉFICIAIRES
Nantes Université (NU), Le Lieu Unique (LU), Frac des Pays de la Loire (FRAC), Direction de la Culture NU, Pôle Étudiant.
TEMPORALITÉ DU PROJET
Octobre 2024 à Janvier 2025.
"Offrez les histoires aux regards et, à la sortie, abreuvez-vous d’une fiole d’amour !"
PRÉSENTATION
Dans le cadre d'un projet tuteuré de M2, Arpenter les baisers se décline en trois événements culturels mêlant projection de notre court métrage, visite de l’exposition, ateliers et dispositifs artistiques.
En partenariat avec le Lieu Unique, centre de culture contemporaine et le Fonds Régional d’Art Contemporain des Pays de la Loire, ce projet vise à rendre l’art contemporain plus accessible et attrayant à la communauté étudiante tout en favorisant leur implication. Divers rôles allant de la programmation, à la communication et diffusion, à la logistique et à la médiation,
nous ont été revêtus.
On a donc pu intervenir auprès d'une soixante-dizaine de personnes.
SOIRÉE DU 4/12/24 AU FRAC
Au FRAC, les thématiques abordées par les œuvres de l'exposition s'orientaient vers des questions de rapport au soin, au corps, aux textures. Une fois plongé·es dans l’univers organique du lieu, les participant·es avaient la possibilité de s’apprêter et se maquiller en autonomie puis d'assister à la projection de notre court-métrage,
filmé dans les toilettes du LU. Puis, une visite guidée mettait l'accent sur quelques œuvres, faisant le lien avec nos deux ateliers, animés en parallèle : l'un se voulant ludique et interactif en dessinant, à travers la vitre, les contours de lèvres de l'autre, avec un rouge à lèvre, et l'autre plus axé sur l'écriture et la conception de fanzines.
Enfin, les étudiant·es ont pu écrire leurs récits via le dispositif “Raconte nous un baiser, une histoire intime ou loufoque”, dispositif présent aux trois événements avec comme support les bouches funky et monstrueuses dessinées par l’artiste Léa Henry.
"CABANE À HISTOIRES"
En guise de restitution et pour clôturer le projet, un troisième temps fort a été mis en place au Pôle étudiant. L’installation de notre cabane a vu le jour dans le cadre de l'événement « Hiver froid Cœurs chauds » et s’est étendue sur deux journées, les 12 et 13 décembre 2024. Prenant la forme d’une mini exposition, certaines des productions réalisées lors des deux soirées y étaient exposées ainsi que des dispositifs autonomes tels que la « Cartographie intime » ainsi que « Raconte nous un baiser ». Curieux·ses de voir ce qui avait été fait, les étudiant·es ont également voulu participer à leur tour.
SOIRÉE DU 11/12/24 AU LU
Dans une ambiance plus festive et militante, l'axe de l'exposition au LU se veut plus frontal avec une approche intimiste, historique et cinématographique du baiser.
Accueilli·es au Salon de lecture, les usager·es ont collectivement pris part à un brainstorming collectif avant de déambuler librement dans l’exposition. Une sélection d’ouvrages et de fanzines faites par nos soins proposait des pistes de lecture et un coin plus calme. Ensuite, deux ateliers ont eu lieu : “Love letter” et “Cuisiner nos baisers”. Le premier, a encouragé la confection de lettres d’amour, destinées à la fois à soi-même, à son amoureux·se, ami·e mais aussi à son animal de compagnie. Le deuxième, plus ludique car lié à l'enfance, suscitait les sens et l'imagination. L’idée était d’élaborer une recette d’un baiser savoureux, à la manière d’une recette de pâtisserie. Pour cela, une cocotte contenait des épices, des saveurs à piocher… afin de guider et d’inspirer les participant·es à réaliser leurs propres cocottes en papier avec leurs propres saveurs d’un baiser délicieux.
En parallèle à ces propositions,
la “Cartographie intime” déclinée en deux cartes (une de France et une du monde), cartographiait les baisers des participant·es, à l‘aide de fils et punaises, à la manière d’une enquête.
BILAN
Les retours qui nous ont été fournis sur nos propositions de médiation ainsi que sur les réalisations produites lors de nos trois événements étaient très positifs.
Néanmoins, lors de nos tractages au moment de la diffusion, nous avons relevé des réticences liées à la fois aux thématiques très intimes et à la temporalité des événements (période des examens). La “cabane à histoires” a permis de lever certains de ces freins, étant directement accessible sur le campus, n’a pas demandé un effort de déplacement de la part des étudiant·es et a nécessité qu’un court temps d’investissement et de présence de leur part.
Un point important à relever est que l’ensemble des participant·es étaient déjà plus ou moins sensibilisé·es au milieu de la culture et des arts.
Avec Eve Boyle, Janka Pain-Pesovar et Nina Quairé

